[Affaire des Forces de l’ordre accusées de racket] Les mis en cause sanctionnés par le Cdt de compagnie de Soubré

[Affaire des Forces de l’ordre accusées de racket] Les mis en cause sanctionnés par le Cdt de compagnie de Soubré

-Le calme et la confiance reviennent entre population et forces de l’ordre

Suite à ce qu’on peut qualifier, désormais de l’affaire ‘’Des forces de l’ordre de Guéyo accusées de racket sur des populations lors du couvre-feu’’ que nous avons publié le 11 avril dernier, nous avons joint ce mardi 21 avril, le Cdt de compagnie de la gendarmerie de Soubré, qui s’est saisi de l’affaire. Il aurait sanctionné les mis en cause.

Après les investigations menées par l’adjudant-chef N’Guessan Amon, par ailleurs commandant de Brigade de la gendarmerie de Guéyo dans les villages sous son commandement, sur instruction du commandant de Compagnie de la gendarmerie de Soubré, celui-ci s’est saisi de l’affaire. De sources proches du dossier, après audition des mises en causes par les officiers de la police judiciaire (OPJ), il y aurait ‘’des indices graves concordants’’ de nature à motiver la sanction des mis en causes. Le commandant de Compagnie, aurait pris des sanctions à l’égard des fautifs (dont les noms n’ont pas été révélés), dont il refuse d’en faire cas dans nos échanges. « Chez nous les militaires, les faux actes ne restent pas impunis », coupe-t-il court.

Une vue de la Brigade de gendarmerie de Guéyo

Aujourd’hui, les deux commandants ont tourné la page des faits dénoncés après avoir fait leur le rapport et transmis à la hiérarchie. Ils remettent les populations en confiance et les sensibilise davantage. « Nous avons continuons notre mission de sensibilisation de lutte contre la maladie à coronavirus auprès des populations. Dans les campements les plus reculés de nos zones de commandement, il y a des personnes qui ne savent même pas ce qu’on appelle coronavirus », regrette le Cdt de compagnie de Soubré.

Dans les villages sous le commandement de l’adjudant-chef N’Guessan Amon, les mêmes enseignements sont donnés aux populations. « Le calme est revenu depuis que le commandant de Brigade est venu entendre quelques victimes dans notre village. Il n’y a plus de plaintes liées à des bastonnades et de rackets depuis quelques jours, car nous même nous savons à quoi nous en tenir grâce aux différentes sensibilisations », explique notre source sous couvert de l’anonymat.

De son côté, l’adjudant-chef N’Guessan Amon semble avoir trouvé la meilleure formule auprès des responsables de communauté. « Lors des campagnes de sensibilisation, nous donnons des contacts à certains chefs de communauté par lesquels ils peuvent nous joindre pour dénoncer des manquements graves de nos agents », indique-t-il.

Depuis l’instauration de l’état d’urgence le 24 mars 2020, par le Chef de l’État, Alassane Ouattara, en vue de riposter contre la propagation de cette pandémie à coronavirus, dans notre pays, les forces de l’ordre ont pris toute leur place dans cette initiative en vue d’établir un cadre de collaboration entre elles et les populations en restant opérationnelle en première ligne pour faire respecter les mesures barrières. Mais aussi et surtout, d’apporter assistance à la population pendant le couvre-feu.

Dans notre publication du 11 avril, nous dénoncions avec témoignage audio d’une victime l’extorsion de fonds par des agents patrouilleurs du commandant de la gendarmerie de Guéyo et des Faci de mauvais acabit à l’endroit des commerçants, paysans et agriculteurs pour leur libération pendant le couvre-feu.

Sériba Koné

 

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    Une affaire à suivre pour diminuer le racket des forces de l’ordre sur les populations, qui ont le plus souvent du mal à les dénoncer

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