Ces premières dames et notre argent (Simple avis Par Pascal Kouassi)

Ces premières dames et notre argent (Simple avis Par Pascal Kouassi)

Ah ! Les premières dames ! Elles se promènent, distribuent notre argent pour acheter bénédictions et voix.

« Merci, Madame la Première dame, merci de nous octroyer cette somme d’argent qui va nous permettre de sortir de la pauvreté. Que Dieu vous protège et vous bénisse ! ».

D’où ces Premières dames tirent-elles leurs ressources ? On crée des ministères parallèles qui concurrencent les ministères nommés par décret par leur mari président. On prend notre argent et on le distribue. On se contente de nous donner des chiffres vertigineux : 100 millions ici, 500 millions par-ci, un milliard par-là. Beaucoup d’argent comme ça se promène de ville en ville. Avec quelle comptabilité et traçabilité?

Ramata s’occupe de la Famille et de la Femme ; Mariétou s’occupe de la Lutte contre la pauvreté. Fanta vient faire quoi encore ? Les deux ministres légalement nommées ne peuvent-elles pas distribuer ces milliards mis à la disposition des femmes ? A-t-on besoin d’une structure parallèle pilotée par une Première dame ?

« D’où ces Premières dames tirent-elles leurs ressources ? On crée des ministères parallèles qui concurrencent les ministères nommés par décret par leur mari président. On prend notre argent et on le distribue. On se contente de nous donner des chiffres vertigineux : 100 millions ici, 500 millions par-ci, un milliard par-là. Beaucoup d’argent comme ça se promène de ville en ville. Avec quelle comptabilité et traçabilité? »

Hier, c’était « Servir » d’Henriette qui promenait Oracel pour inaugurer des centres de santé que son mari construisait. Elle allait, à l’occasion, montrer son savoir-faire en matière de danse jusqu’à cette lugubre date. C’est dans ça là que les klouabas ont été surfacturés. Le centre d’hémodialyse qu’elle veut offrir aux malades se construit comme une ancienne mosquée. Si le parti de son mari revient au pouvoir, on lui donnera notre argent pour l’achever en un temps record et les hypocrites iront se fondre en d’interminables mots de gratitude comme ce qu’on a entendu samedi dernier: « on a réservé le meilleur pour la fin ».

Avant elle, c’étaient les jumeaux du vendredi : N’daya. L’Ong de la première Première dame octroyait même des bourses appelées « Ndaya » aux étudiants. L’autre Première dame n’a pas œuvré dans le social, elle a préféré la politique.

« En fait, ces actes de Premières dames ne sont point désintéressés. Leurs maris leur donnent notre argent pour leur acheter nos voix. »

Certaines langues bonnes ou mauvaises disent même que son incursion a desservi son mari. On a eu un aperçu à travers le célèbre « Oh honte ». Aujourd’hui même, en l’absence du mari, elle semble conduire les débats après le départ inattendu du dépositaire « légitime » selon les textes bleus et roses et illégitime selon les arrêtés en vigueur.

En fait, ces actes de Premières dames ne sont point désintéressés. Leurs maris leur donnent notre argent pour leur acheter nos voix.

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