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[Côte d’Ivoire] Azoumana Moutayé pris la main dans le sac de la manipulation

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Azoumana Moutayé ne doit plus parler au nom du MFA comme président jusqu'à nouvel ordre. Ph.Dr

-Pourquoi les médias ne doivent pas lui attribuer le titre de ‘’président’’ encore moins ‘’président statutaire’’ jusqu’à nouvel ordre #MFA

Dans le traitement de l’information dans l’affaire qui oppose le Mouvement des Forces d’Avenir (MFA) à l’ancien président Azoumana Moutayé, ce dernier a manipulé des journalistes concernant les statuts de ce parti à son article 20.2.

Depuis le 26 août 2017, le bureau politique extraordinaire, tenu à l’hôtel Niablé, sis à Angré 8e Tranche,  de 10 h à 11h 30, a suspendu Azoumana Moutayé de ses fonctions de président et a désigné comme le président par intérim, Ouattara Siaka jusqu’au congrès extraordinaire dans un délai de 90 jours.

Autant affirmer que l’épée utilisée contre son prédécesseur, le fondateur du MFA, Anaky Kobéna, planait sur sa tête. Depuis cette date, Azoumana Moutayé, multiplie les offensives en violations des mêmes textes qui l’ont porté à la tête de ce parti.

À cet effet, les statuts du MFA stipulent, à l’article 20.2 : « Le bureau politique peut se réunir à tout moment en session extraordinaire, soit à l’initiative du président du parti, soit à la demande des deux-tiers (2/3) de ses membres. Dans ce dernier cas, il peut-être présidé par un des vice-présidents en cas d’absence du président ». Cette disposition a été rapportée dans le journal Officiel de la Côte d’Ivoire dans son numéro spécial du mercredi 19 août 2015.

« C’est bien ce même bureau politique qui a suspendu, dans des conditions similaires, le 23 mars 2015, le président-fondateur Anaky Kobena de ses fonctions de président et fait de Azoumana Moutayé, alors vice-président, le président intérimaire avant d’être élu président du parti lors du premier congrès extraordinaire tenu le 12 avril 2015, conformément à nos textes », indique Ouattara Siaka dans un communiqué de presse du 2 novembre 2017.

Contestant le bureau politique, Azoumana Moutayé a saisi  la justice aux fins  ‘’d’interdire d’activités la nouvelle direction pour cause de voies de fait ; d’annuler le Bureau Politique du 26 août 2017 pour irrégularité et de suspendre le congrès du 28 octobre 2017’’.

Se prononçant sur la première plainte, le 4 octobre 2017, le juge des référés s’est déclaré incompétent au motif que ‘‘le bureau politique du 26 août n’est pas annulé’’. Aussi, statuant sur le cas du congrès, le juge des référés ‘‘a interdit le congrès du 28 octobre 2017, mais pas annulé, en attendant l’analyse du fond du dossier’’.

« Le procès sur le fond n’ayant donc pas encore été tenu, les décisions du bureau politique extraordinaire du 26 août 2017 restent en vigueur et s’imposent à tout militant du MFA », martèle le président par intérim. Et d’ajouter : « Le MFA a donc une seule direction conduite par Ouattara Siaka, président intérimaire. » Avant de conclure : « Il ne convient donc plus d’attribuer au sieur Azoumana Moutayé le titre de ‘’président’’ encore moins ‘’président statutaire’’.»

L’étau se resserre autour de Azoumana Moutayé qui est appelé à produire les preuves (textes réglementaires du MFA) aux journalistes avant se prononcer comme président de ce parti.

Le Montagnard

 

 

 

 

 

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