Interview Mme Zoundi Patricia Epse Yao (opératrice économique) : ‘’Comment j’ai appris de ma mère, cette  commerçante ambulante’’

Interview Mme Zoundi Patricia Epse Yao (opératrice économique) : ‘’Comment j’ai appris de ma mère, cette commerçante ambulante’’

À Barthelemy Zouzoua Inabo: Zoundi Patricia Epse Yao, elle s’appelle. Elle se définit comme « une vendeuse de tomates ». En réalité, c’est une opératrice économique, un modèle d’engagement et de réussite qui se couvre d’humilité. Elle avance lentement et sûrement dans le domaine de la FIN-Tech et de l’Agri-business. Elle sera à la 8e  édition de la CGECIAcademy2019, les 14 et 15 octobre au Sofitel Hôtel Ivoire. Interview.

Comment avez-vous intégré votre domaine d’activité?

Mme Zoundi Patricia: J’ai toujours suivi ma mère qui était commerçante ambulante. Dès le bas-âge, j’ai baigné dans cette atmosphère du commerce. J’ai aussi été au contact du transfert d’argent. En 2000-2002, lorsque je finis mes études de Droit, j’avais un oncle qui gérait des franchises d’une multinationale, Western-Union. Il m’a demandé de gérer ses agences pour son compte. C’est ainsi que je fais mes premiers pas dans le milieu du transfert d’argent. Nos bureaux étaient à Méagui. J’avais remarqué que dans la zone où nous étions, les populations rurales devraient effectuer de longs jours pour accéder aux services de transfert d’argent. C’est de là est partie l’idée de la création d’un service de proximité.

En ce qui concerne l’Agriculture, il faut dire j’ai des parents qui sont agriculteurs. Je passais mes vacances entre les champs de mon père et le commerce de ma mère. L’amour pour l’Agriculture, je l’ai depuis très tôt.

Comment entres-tu en contact avec la CGECI?

Mme Zoundi Patricia: Je suis membre d’une organisation patronale de PME-PMI qui est affiliée à la CGECI. C’est ainsi que j’ai eu le contact avec la CGECI. Et lorsque le concours a été lancé, la CGECIAcademy business plan, les informaticiens ont circulé dans notre réseau de PME et mon président m’a encouragée à me présenter.

Quels sont les points fondamentaux pour les jeunes qui y participent?

Mme Zoundi Patricia : Il faut dire que c’est une bonne expérience d’avoir participé à la CGECIAcademy. Nous avons gagné en visibilité à la toute première édition. C’était la première fois que je participais à un concours du genre et ça été très positif.

Ce qui est intéressant également, au niveau du grand prix que vous recevez, il vous permet d’avoir accès à un réseautage. Le réseautage est important pour tout jeune entrepreneur. Ce n’est pas seulement le financement mais vous avez accès à un pool de mentors. C’est une belle expérience de rencontrer d’autres entrepreneurs.

Les lauréats bénéficient de formations dispensées par des cabinets spécialisés. Ils ont eu le temps de peaufiner leurs business-plans. Un mentor est affecté à chaque lauréat pendant six mois.

Entretien réalisé par Fernand Dédêh Tagro

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