[Sécurité] Après la libération de 4 otages au Mali, plus d’une centaine de Djihadistes dans la nature

[Sécurité] Après la libération de 4 otages au Mali, plus d’une centaine de Djihadistes dans la nature

Abidjan, le 9-10-2020 (crocinfos.com) Les otages Soumaila CISSE, Sophie Petronin, Nicola Chiacchio et Pier Luigi Maccalli sont libres depuis le jeudi 8 octobre 2020. Ils ont été reçus Palais de Koulouba par le Chef de l’État  S.E.M. Bah N’Daw, en présence du vice-président, Colonel Assimi Goita et du Premier ministre Moctar Ouane. Entre émotion, sanglot et joie, plusieurs observateurs s’inquiètent de la libération de plus d’une centaine de Djihadistes comme troc.

L’humanitaire française Sophie Pétronin, 75 ans, enlevée le 24 décembre 2016 à Gao, dans le nord du Mali, détenue par le Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans (GSIM), lié à Al-Qaïda et l’opposant malien, Soumaïla Cissé, 70 ans, kidnappé le 25 mars dans la région de Tombouctou, au nord-ouest du Mali, ainsi que deux otages italiens Nicola Chiacchio et Pier Luigi Maccalli ont été libérés le jeudi 8 novembre 2020.

En échange, différentes sources annoncent que le Groupe de soutien à l’Islam et aux Musulmans du malien Lyad Ag Ghali aurait empoché la bagatelle de 10 millions d’euros et obtenu la mise en liberté de plus d’une centaine de terroristes dont Ould Baba Ould Cheikh, l’organisateur en chef, présumé de l’attentat du Splendide Hôtel de Ouagadougou. C’est d’ailleurs le cas de ce dernier qui, selon certaines sources, aurait quelque peu fait trainer les négociations. Car certains états s’y étaient farouchement opposés.

Des combattants djihadistes qui auraient attaqués Grand Bassam en Côte d’Ivoire, détenus à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou  au Burkina et dans le centre du Mali puis à Bamako ont été aussi libérés.

Un ‘’échange’’ qui, selon le correspondant de France 24, Serge Daniel n’est pas au goût de tous, sur place au Mali. « Ça provoque ici un débat. L’association malienne de défense des droits de l’Homme dit que libérer des otages c’est bien, mais libérer des terroristes (…) pose problème. Les humanitaires ne voient pas d’un bon œil ce genre de troc », souligne-t-il.

La libération des Djihadistes intervient en plein au moment de la présidentielle dans la sous-région ouest africaine où les mouvements des populations sont difficilement contrôlables, tant par l’armée que par les forces publiques.

Les frontières des pays de la sous-région sont poreuses laissant un champ partiellement libre aux terroristes, malgré les efforts de chaque État.

Kpan Charles  

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